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Se préparer

Préparer ses vacances avec bébé

Que doit-on réellement emporter pendant les vacances d'été ? ça c'est de trop ou pas ? on en a pris assez ? on va l'utiliser ?

QUE DE QUESTIONS à se poser quand on devient parent et que le premier voyage arrive à grande vitesse !

Il y a les partisans du "minimum" mais est-ce que le minimum c'est assez ? Prévoir un peu trop c'est peut être s'encombrer pour pas grand chose... ou c'est juste de la sécurité, de l'anticipation.

Evidement tout va aussi dépendre de l'endroit où vous allez partir en vacances et de la durée du séjour. Pas besoin de déménager la totalité de la maison si vous allez juste passer un week-end à quelques kilomètres.
On entend souvent dire : Que ce soit pour quelques jours ou un mois c'est pareil, il faut prendre la même chose !

Alors oui et non.

Dans tous les cas, essayez d'anticiper les choses au maximum, c'est assez difficile sachant qu'un bébé est un petit être (très) imprévisible mais au moins vous pouvez aborder le coté "angoisse de faire les valises" un peu plus sereinement.

Il y a deux listes à faire avec les indispensables et les optionnels.

 

INDISPENSABLES :

  • Carnet de santé
  • Couches
  • Soins de toilettes (crème hydratante, solution de change, serum physiologique, shampoing etc.)
  • Trousse de toilette et petits bobos (peigne, mouche-bébé, compresses, thermomètre, gel gingival etc.)
  • Lingettes
  • Cotons
  • Anti-douleurs et anti-fièvre (poussée dentaire, gastro etc.)
  • Biberons (3 ou 4 + lait en poudre)
  • Boite doseuse
  • Bavoirs / Langes
  • Doudou (si bébé en a un)
  • Sucettes (si bébé en utilise)
  • Lunettes de soleil
  • Chapeau
  • Crème solaire indice 50+
  • Porte-bébé ou écharpe de portage ou poussette
  • Pare soleil si vous voyagez en voiture
  • Tapis à langer de voyage

 

OPTIONNELS :

  • Papier d'identité de bébé (passeport si départ à l'étranger)
  • Moustiquaire / Soin anti-moustiques
  • Sac à couches
  • Tente anti-UV pour bébé
  • Petits pots
  • Brumisateur d'eau (si grosse chaleur)
  • Boite à sucette
  • Réhausseur pliant
  • Baignoire gonflable

La question du lit pliant (ou lit parapluie) peut se poser. S'il vous est facile de l'emporter faites-le, sauf si vous allez dans un hôtel et qu'il est bien mentionné dans l'équipement de la chambre.

On vous laisse gérer les habits de bébé, vous êtes le plus à même de décider si le body jaune avec des ours ou des lapins sera mieux pour lui. Pensez simplement à prendre assez de vêtements de rechange car un petit accident de régurgitation ou de couche est si vite arrivé ;-)
Même si vous partez au soleil, n'oubliez-pas de prendre aussi des affaires chaudes.

Personne ne connaît mieux votre bébé que vous, faites-vous confiance et faites comme d'habitude.

Partir en voyage avec bébé pour la première fois peut être un peu angoissant, la peur d'oublier quelque chose d'important est normale... essayez juste de ne pas oublier votre bébé :-)

Astuce : On ne sait jamais ce qui pourrait arriver mais essayez d'anticiper (au cas ou) le nom d'un pédiatre ou d'un médecin sur le lieu de vos vacances pour ne pas avoir à chercher s'il y avait besoin.

dodie se préparer pour les vacances

Gérer les fortes chaleurs de l'été

Pour éviter le coup de chaleur, il est indispensable de maintenir Bébé au frais !

  • Donnez-lui plus fréquemment des boissons : eau ou tétées.
  • Laissez-le au calme pour éviter qu’il s’agite et qu’il transpire.
  • Laissez-le en couche ou habillez-le avec des vêtements légers et de couleur claire. Choisissez bien les matières : le coton, par exemple, laisse respirer la peau.
  • Ne sortez pas aux heures les plus chaudes (11h à 16h). Privilégiez les promenades en début de matinée et en fin d'après-midi.
  • Chez vous, laissez les volets fermés pour préserver la fraîcheur au maximum. Dès le matin, après avoir aéré sa chambre, fermez fenêtres et volets afin de maintenir la pièce aussi fraîche que possible.
  • Essayez de passer du temps dans un endroit frais ou climatisé.
  • Pour rafraîchir votre bébé, passez-lui un linge humide sur le corps, notamment la nuque, les cheveux et le front. Vous pouvez aussi vous servir d'un brumisateur.
  • Si vous devez sortir, étalez une protection solaire 50+ mais surtout : Laissez votre bébé à l’ombre ! Faites attention aux landaus car ils renferment (et conservent) beaucoup de chaleur.

Vous avez un peu trop abusé du soleil ? Faites boire beaucoup d'eau à votre bébé. Des compresses fraîches pourront le soulager également. Mais, s'il manifeste la moindre gêne, informez-en votre médecin.

 

Gérer le retour au travail

Ca y est, on est en septembre et c'est déjà le jour de la rentrée. Vous êtes encore à la maison avec bébé et vous commencez à penser à la reprise du travail ?

Au secours ! Il y a mille questions dans votre tête :

- Mon bébé sera-t-il heureux sans moi ?

- Sera-t-il bien traité ?

- Arrivera-t-il à supporter mon absence ?

- Vais-je pouvoir continuer à l'allaiter ?

...

Pas de panique ! Il ne faut surtout pas vous laisser envahir par vos émotions. On a beau essayer de préparer ce moment de séparation au mieux avec son bébé mais le fameux jour J sera tout aussi marquant et vous verserez surement quelques larmes. Rassurez-vous, c'est tout à fait normal.
 

Voici quelques conseils pour essayer de gérer au mieux la reprise du travail qui sonnera la fin
de votre congé maternité :

  • Le choix du mode de garde (grands-parents, crèche, nourrice…) doit être anticipé et programmé.
    Si possible essayez de vous en occuper pendant votre grossesse. Il est globalement assez difficile de nos jours de trouver une place en crèche, autant s'y prendre dès la grossesse quand c'est possible. Le choix de la nourrice est aussi très important, il faut que vous soyez en totale confiance. Il faut prendre le temps de discuter avec ces inconnues qui vont prendre soin de ce que vous avez de plus cher au monde. Visiter le lieu de garde, connaître les activités d'éveil proposées etc. N'hésitez-pas à rencontrer d'autres parents dont les enfants sont dans la crèche / ou chez la même nourrice pour avoir des informations complémentaires et des avis. Posez toutes les questions que vous jugerez nécessaires, il ne doit rester aucune zone d'ombre ou d'inquiétude dans votre esprit.
    Si vous avez quelqu'un de votre famille à disposition comme les grands-parents : Félicitations ! Vous aurez un petit stress en moins ;-)
    Au final, le plus important est de discuter, échanger et surtout expliquer les besoins de votre enfant afin que vous vous sentiez sereine et tranquille de le laisser.

 

  • Se préparer à la séparation est la meilleure façon de bien le vivre pour vous et votre bébé.
    Se préparer à se préparer c'est assez paradoxal n'est-ce pas ? Vous pouvez essayer pendant les premiers mois de le laisser, ne serait-ce qu’une heure de temps en temps à une personne en qui vous avez confiance (ami, famille...). Cela vous permettra d'apprendre à quitter votre bébé et à le laisser avec de nouvelles personnes qu'il connaît déjà. Plus votre enfant aura l'habitude d'être avec d'autres visages, plus il aura tendance à bien vivre vos absences et la présence d'inconnus. Vous verrez, c'est assez difficile au début de faire quelque chose sans son bébé sans ressentir cette petite pointe de culpabilité. Néanmoins, il est essentiel pour vous d'apprendre à faire des choses pour vous sans que ce soit égoïste. Sortez en amoureux au cinéma ou au restaurant, les premières fois seront déchirantes mais vous vous habituerez au fur et à mesure à apprécier ces moments sans votre enfant.

 

  • Continuer l'allaitement est tout à fait possible à la reprise du travail. Avoir envie de continuer à allaiter votre bébé à la fin de son congé maternité est tout à fait naturel et parfaitement réalisable en utilisant un tire-lait. Selon vos horaires de travail, vous pourrez conserver certaines tétées avec votre bébé comme celles du matin et du soir par exemple.

    Et pour les autres, le code du travail vous autorise à vous absenter deux fois 30 minutes par jour pour nourrir votre bébé ou pour tirer votre lait. Dans ce cas, vous pouvez utiliser votre tire-lait dans le local de votre entreprise prévu à cet effet ou à défaut dans une pièce au calme. Et pensez aussi à une petite glacière ou une pochette isotherme et un pain de glace pour bien conserver votre lait !

    Vous pouvez aussi, si vous le désirez, passer en allaitement mixte. C'est à dire allaiter votre bébé au sein le matin et le soir et lui préparer des biberons de lait en poudre pour la journée.

 

Bon courage, vous allez y arriver, vous êtes un(e) super maman / papa ! ;-)

Gérer le froid qui arrive

Ça va être le premier hiver de bébé et vous stressez déjà sur les mesures à prendre contre le froid ? On entend toujours des conseils sur les précautions à prendre contre le froid. Entre les ami(e)s, la famille, internet... on trouve de tout et n'importe quoi. On vous donne les conseils les plus importants et quelques astuces pour passer l'hiver en (presque) toute sérénité :-)  
  •  Attention à ses extrémités
Le point le plus important ! Votre bébé est très sensible aux extrémités car son système de régulation de la température n’est pas mature lors de sa première année. Il faut donc absolument protéger ses mains (gants ou moufles), ses oreilles et ses pieds. N'oubliez-pas sa tête, c'est l'une des zones les plus exposées aux pertes de chaleur. Bébé peut perdre jusqu'à 70% de sa chaleur par la tête et par ses mains si elles ne sont pas couvertes. Vous pouvez utiliser un bonnet chaud ou une cagoule qui permettra de protéger son cou et de bien le garder au chaud.  
  • Utilisez plusieurs couches
Contre le froid, il est préférable de superposer plusieurs couches de vêtements que d'enfiler une grosse combinaison. En effet, entre chaque épaisseur se glisse une couche d'air isolante, comme du double vitrage. Idéal pour lutter contre le froid. Lorsque vous entrez dans un endroit chauffé, il est préférable de découvrir bébé, même si ce n’est que ses gants et son bonnet pour lui éviter d’avoir trop chaud, de transpirer et de prendre froid en ressortant.  
  • Prendre soin de sa peau
Faites attention aux changements brusques et fréquents de température, la peau de bébé se défend et bien souvent se dessèche pour lutter contre le froid. Vous pouvez limiter les fortes variations en veillant à ce qu'il ne fasse pas trop chaud à la maison ou dans la voiture. Son corps est moins soumis au froid que le visage, il est donc inutile d'appliquer une crème très grasse. Il n'est cependant pas à négliger. Prenez soin de sa peau à l'aide d'une crème hydratante et profitez de cet instant pour lui offrir en plus un petit massage. Ce moment de complicité et de détente sera un véritable plaisir, pour vous comme pour lui. Vous pouvez utiliser un baume ou un stick pour ses lèvres. Bébé ne sait pas qu'humecter ses lèvres aggrave les gerçures avec les effets du froid. Protégez donc soigneusement ses lèvres avec des produits adaptés.  
  • Hydratation
Attention, le froid déshydrate presque autant que la chaleur en été? N’oubliez pas de donner à boire régulièrement à votre bébé.

La grossesse

L'hygiène de vie pendant la grossesse

Une grossesse sans tabac

Le tabac a des effets nocifs pour votre santé, mais aussi pour celle de votre bébé. En arrêtant la cigarette, vous écarterez un risque d’hypotrophie à la naissance ou une prématurité par mauvaise oxygénation. Vous éviterez également le risque d’une mort subite, multiplié par trois en cas de tabagisme.

  • Apprendre que vous êtes enceinte est déjà une bonne motivation pour arrêter. Ne surmontez pas cette difficulté seule, faites-vous aider par votre médecin. Selon votre degré de dépendance au tabac et vos petites habitudes, il vous conseillera différentes méthodes telles que les patchs substitut nicotinique, l’hypnose, l’acupuncture ou un traitement médicamenteux.
  • Le soutien de votre entourage est primordial pour diminuer votre stress.
  • Votre compagnon est également fumeur ? Pourquoi ne pas lui proposer d’arrêter la cigarette ensemble ?
  • Le tabagisme passif est aussi nocif pour votre enfant, surtout lorsque vous êtes en voiture.

Une grossesse sans alcool

  • Lorsque vous buvez un verre de vin, l’enfant que vous portez en ingère la même quantité. L’alcool n’est en effet pas filtré par le placenta et l’alcoolémie de votre bébé est identique à la vôtre.
  • La tolérance « alcool zéro » est donc conseillée dès que vous vous savez enceinte. Le 1er trimestre de la grossesse est le plus délicat, car il peut y avoir un risque d’apparition du syndrome d’alcoolémie fœtale (enfant avec de petits yeux, un petit crâne, des malformations cardiaques, une hypotrophie, des troubles psychologiques et comportementaux).
  • La première cause de retard mental chez l’enfant est liée à la prise d’alcool pendant la grossesse. Ne paniquez pas pour autant : vous avez fait la fête avant de vous savoir enceinte, il n’est pas trop tard pour arrêter.
  • Il est difficile de dire si telle femme est plus sensible qu’une autre à l’alcool. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir de toute consommation pendant votre grossesse et remettre la coupe de champagne à plus tard (par exemple, au moment où vous finirez d’allaiter votre bébé).

Une grossesse active

  • Faire du sport pendant la grossesse permet de limiter certains désagréments, notamment ceux liés à la circulation sanguine.
  • Mais attention, évitez les activités trop intenses et répétitives.
  • Privilégiez des sports se concentrant sur la respiration et la relaxation : marche, yoga pré-natal, natation, gym douce au sol...

Les cours de préparation à la naissance

Lors d'une première grossesse, l'accouchement est tout naturellement une source de questionnements. Mais ceux-ci peuvent être gérés grâce aux cours de préparation à l'accouchement, qui vous sont entièrement remboursés par la sécurité sociale jusqu'à 8 séances (6 avant l'accouchement, et 2 après) si vous les prenez avec une sage-femme ou un médecin.

Lors de ces cours, partagés entre théorie et pratique, vous apprendrez à mieux connaitre votre corps et les gestes et exercices vous permettant de mieux gérer l'accouchement. Vous y trouverez non seulement les réponses d'un professionnel, mais aussi d'autres mamans avec qui partager vos expériences.

Individuel ou collectif, classique ou en piscine, il existe différents types de cours, adaptés à chaque sensibilité. Vous trouverez sans nul doute une formule qui vous convient !

Les petits désagréments de la grossesse

Si la grossesse est une expérience à part et merveilleuse dans la vie d'une femme, elle s'accompagne de petits troubles, plus ou mons fréquents selon les femmes.

Les nausées

Les nausées sont très fréquentes lors du premier trimestre de grossesse, et surviennent notamment le matin. Pour les limiter : préférez plusieurs petits repas consommés doucement à l'ingestion de grandes quantités, tenez-vous à l'écart des odeurs fortes pour vous ménager et oubliez café et lieux enfumés ! Rassurez-vous, ces efforts ne sont que temporaires car les nausées disparaissent habituellement après le troisième mois.

La constipation

Très fréquente chez la femme enceinte, la constipation est le plus facilement soulagée par la consommation de fibres tendres (légumes et fruits frais) et l'hydratation.

Les troubles circulatoires

La grossesse est propice aux troubles de la circulation compte tenu du de l'augmentation du volume sanguin qu'elle provoque et la prise de poids qu'elle entraîne.

Pour soulager vos jambes lourdes, rien de tel que de faire un peu d'exercice en douceur (marche, natation, gymnastique douce) et de surélever vos jambes le plus souvent possible. Pensez également aux très efficaces bas de contention.

Peau et cheveux durant la grossesse

Il est certains que toutes les femmes ne sont pas égales face à la grossesse... si la suractivité des glandes sébacées peut donner meilleure mine à celle qui ont habituellement la peau, elle peut être source d'imperfections chez celles ayant une peau mixte à grasse.

De même, en ce qui concerne les cheveux, la production accrue d'oestrogène peut diminuer la chute des cheveux comme l'intensifier.

En tous les cas, peut importe le cas dans lequel vous vous trouvez, sachez que tous ces effets sont temporaires !

L''alimentation pendant la grossesse

Envies irrésistibles, difficultés à manger… comment bien se nourrir pour rester en forme et assurer la croissance de bébé ?

L'important et de manger suffisamment, mais pas d’excès pour ne rien regretter (mangez 2 fois mieux mais pas pour 2 ! ). Si vous avez des envies occasionnelles, vous pouvez craquer. Il est bon à savoir que la consommation simultanée de légumes et de féculents diminue les envies entre les repas.

Ne sautez pas de repas, faites-en au minimum trois par jour à intervalles réguliers.

Quels aliments correspondent à mes besoins et à celui de mon bébé ?

Pendant la grossesse, la quantité d’énergie nécessaire augmente peu. Une alimentation saine, variée et équilibrée couvrira vos besoins et ceux de votre bébé. Une prise de poids moyenne située entre 10 et 13 Kg est normale pour un bébé qui pèsera à la naissance entre 3 et 4Kg. Mais une chose est certaine, votre ration journalière ne doit pas être inférieure à 1 500 Kcal par jour surtout pendant la seconde moitié de votre grossesse.
Chaque jour, des protéines : viandes, poissons, laitages, œufs … Les protéines animales sont indispensables pour construire les tissus du bébé. Si vous êtes végétarienne, vous trouverez des protéines dans le pain, les céréales, mais vous devrez aussi manger des œufs et des produits laitiers.
Buvez, renouvelez l’eau de votre corps. Pendant votre grossesse, vos besoins en eau peuvent s’accroître d’un volume équivalent à 7 litres. Cette eau supplémentaire est nécessaire pour votre bébé, le liquide amniotique et le placenta, mais aussi pour vos propres besoins.
Buvez du jus d’orange ! Un grand verre apporte 72 microgrammes de folates soit un sixième de la ration quotidienne souhaitable. Cette vitamine est essentielle car elle intervient dans le processus de la multiplication cellulaire et prévient l’apparition d’anomalies graves chez le fœtus.

Prise de poids moyenne :

  • Rétention d’eau 1,1 kg
  • Sang 1,2 kg
  • Placenta et liquide amniotique 1,25 kg
  • Utérus et seins 1,3 kg
  • Réserves adipeuses 2 à 4 kg
  • Foetus 3,5 kg
  • Total : de 10 à 13 kg

A quoi dois-je faire attention ?

La listériose : transmise par une bactérie, la listeria, qui est très résistante au froid et est capable de se multiplier à la température du réfrigérateur. Vous devez supprimer de votre alimentation

  • Poissons fumés, coquillages crus, crustacés, surimi…
  • Rillettes, pâtés, foie gras, produits en gelée et préférez le jambon préemballé.
  • Fromage au lait cru. Choisissez les produits pasteurisés, UHT ou stérilisés. Enlevez les croûtes de fromage.
  • Graines germées crues, telles que le soja.

La toxoplasmose : cette maladie est due à un parasite. Elle est grave chez la femme enceinte si elle n’est pas immunisée (un dépistage vous sera prescrit dès le premier trimestre de votre grossesse). Si vous n’êtes pas immunisée :

  • Cuisez bien les viandes.
  • Evitez impérativement les chats et surtout leur litière.
  • Si vous jardinez, mettez des gants.
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible.
  • Epluchez et lavez soigneusement les légumes, fruits et herbes aromatiques.
  • Conservez séparément les aliments cuits et crus. Evitez les restes et les plats réchauffés.
  • Nettoyez votre réfrigérateur tous les 15 jours et votre plan de travail après chaque utilisation.

Le 1er trimestre de grossesse

1er mois : le mois de la découverte et des premières démarches !

  • Bébé : l’ovocyte et le spermatozoïde fusionnent. A 3 semaines, l’embryon mesure 1 millimètre. A 4 semaines, les bourgeons des membres apparaissent et le cœur bat.
  • Maman : très vite, les signes de la grossesse apparaissent : les seins sont tendus, leur aréole est plus large et plus sombre. Une somnolence inhabituelle peut vous surprendre.

2ème mois : bébé grandit à toute vitesse !

  • Bébé : la tête de bébé se précise et ses jambes commencent à pousser. A l’aube du 3ème mois, tous les organes sont ébauchés.
  • Maman : à la 6ème semaine, votre utérus a la taille d’une mandarine. Vous pouvez connaître quelques désagréments : fatigue, nausées, salivation excessive, fourmillements et crampes.

3ème mois : bébé devient foetus

  • Bébé : A ce stade, l’embryon devient un foetus. Son visage prend une figure humaine. L’appareil génital se structure selon le sexe de l’enfant. A la 12ème semaine, le foetus pèse environ 45g et mesure 10 cm.
  • Maman : A la fin du 3ème mois, les nausées devraient disparaître. A ce stade, votre utérus a la taille d’un pamplemousse.

A noter : c’est le moment de faire la première échographie pour vérifier si tout va bien pour le bébé.

Le 2ème trimestre de grossesse

4ème mois : vous rencontrez enfin bébé avec la première échographie !

  • Bébé : Ses membres s’allongent. La peau du fœtus est recouverte d’un fin duvet nommé le lanugo. Les mains sont bien formées, les poils et les ongles poussent. A la 17ème semaine, l’enfant mesure environ 19 cm et pèse 200 g.
  • Maman : Certaines d’entre vous vont pour la première fois sentir bébé bouger. Votre utérus prend de l’ampleur, d’où des sensations d’étirement à l’aine. Côté libido, le moral est en général au beau fixe.

Avertissez votre employeur en lui transmettant votre certificat de grossesse.

5ème mois : votre ventre continue à s'arrondir...

  • Bébé : Le cœur de bébé est assez gros pour que ses battements soient perçus par un simple stéthoscope. Pour le fœtus, c’est le temps des cabrioles, il suce son pouce et effectue des mouvements respiratoires plus fréquents. A la 22ème semaine, il pèse environ 500 g et mesure 26 cm.
  • Maman : Il n’est pas rare d’être essoufflée à l’effort. Votre masse sanguine s’accroît, et les troubles liés à une mauvaise circulation peuvent apparaitre : jambes lourdes, varices, légers saignements des gencives. A la fin du 5ème mois, votre utérus a la taille d’un melon.

6ème mois : bébé est de plus en plus présent !

  • Bébé : Il s’agite plus régulièrement, surtout quand la maman est au repos (20 à 60 mouvements par ½ heure). Ses sourcils sont dessinés et ses cheveux poussent. Ses poumons ne sont pas encore matures. A la 26ème semaine, il pèse environ 900 g et mesure 33 cm.
  • Maman : Votre ventre s’épanouit… Vos vertèbres et vos jambes le sentent. Il faut prendre de bonnes postures pour éviter le mal de dos.

C’est le moment de faire la deuxième échographie pour s'assurer que tout va bien et découvrir le sexe de bébé.

Le 3ème trimestre de grossesse

7ème mois :  les sens de bébé s'éveillent

  • Bébé : Le corps de bébé s’arrondit et ses sens s’affinent. Il ouvre les yeux, même s’il ne voit pas. Il découvre le goût en avalant le liquide amniotique. L’estomac et l’intestin fonctionnent. A la 30ème semaine, le foetus pèse environ 1,5 Kg et mesure 37 cm.
  • Maman : Vos réflexes se ralentissent, attention au volant. Vous vous essoufflez plus que d’habitude (en moyenne, le coeur bat 12 battements de plus à la minute).

Prenez rendez-vous pour la troisième écographie.

8ème mois : la naissance est imminente, soyez prête !

  • Bébé : Plus de 9 bébés sur 10 changent de position et se retournent la tête en bas. La maturation des poumons s’achève. Pour assurer l’élongation des os, le fœtus absorbe beaucoup de calcium. A la 34ème semaine, bébé pèse environ 2,2 Kg et mesure 43 cm.
  • Maman : Certaines d’entre vous appréhendent le jour J : petites insomnies confortées par la difficulté de trouver une bonne position pour dormir, mais aussi excitation à l'approche de l'échéance ! Il est possible que du colostrum (substance qui précède la lactation) s’écoule de vos seins.

Il est temps de préparer votre valise pour la maternité et le trousseau de naissance.

9ème mois : le mois de ultimes préparatifs et de la rencontre avec bébé !

  • Bébé : Il bouge moins car il est à l’étroit. Il commence à descendre dans le bassin maternel. Bébé est prêt à naître. A la 38ème semaine, il pèse en moyenne 3,3 Kg et mesure 50 cm.
  • Maman : Reposez-vous en attendant le grand jour. Dès que vous perdez les eaux et/ou que les contractions reviennent toutes les 5 minutes, c’est le moment de partir à la maternité.

L'accouchement

La césarienne

La césarienne est une intervention chirurgicale durant laquelle la naissance de bébé est aidée par un incision pratiquée dans la paroi utérine.

Selon les cas, la césarienne peut être programmée en avance ou effectuée en urgence, sous anésthésie générale ou locale. La césarienne peut être pratiquée en cas de situations de détresse du bébé nécessitant un accouchement rapide ou si le bébé est mal positionné ou trop gros pour le bassin de la maman.

Les suites d'un accouchement par césarienne diffèrent un peu de celles d'un accouchement par voie basse : notamment le séjour à la maternité qui dure un peu plus longtemps (de 5 à 7 jours). Le retrait des sutures de l'incision a lieu lui généralement au bout de 10 jours.

Quand partir à la maternité ?

Pas évident de savoir le Jour J à quel moment partir... surtout, ne vous précipitez pas. Pour un premier enfant, il n'est temps de partir que lorsque vos contractions sont rapprochées de quelques minutes et régulières pendant une heure, avec une douleur qui s'intensifie.

Au moment clé, votre valise est prête, et ne prenez pas le volant : faites appel à votre compagnon, un ami, ou une ambulance.

L'accouchement

L’aboutissement de la grossesse. Des interrogations ? Des appréhensions ? Petite révision de vocabulaire et présentation des personnages principaux ! Plusieurs professionnels vont vous entourer et vous aider pendant ou après votre accouchement. Qui fait quoi ?

 

  • La sage-femme : présente avant et après le jour J, la sage- femme joue un véritable rôle de conseil et d’accompagnement auprès de toutes les femmes.elle vous soutiendra, vous accompagnera et vous aidera lors de votre grossesse (cours de préparation à l’accouchement) et pendant votre accouchement, pour que vous donniez naissance à votre bébé dans les meilleures conditions. C’est également elle qui pratique les premiers examens du nourrisson quand l’accouchement s’est bien déroulé. 

  • La puéricultrice ou auxiliaire de puériculture : elle est surtout présente après l’accouchement, dans les premières heures de la naissance. Un mot rassurant, des gestes tendres et précis ; elle est proche des mamans et leur explique comment prendre soin de leur nouveau-né.

  • L’obstétricien : il n’intervient qu’en cas de césarienne ou si l’accouchement nécessite des interventions spécifiques, par exemple l’utilisation du forceps.

  • L’anesthésiste : c’est lui qui met en place la péridurale. En cas de césarienne, il intervient aussi pour injecter une seconde anesthésie. Hormis pour réaliser ces deux actes, il n’assiste pas à l’accouchement.


 

Quelques mots clés de l’accouchement pour vous y retrouver :

  • Le travail : votre accouchement commence vraiment quand votre col de l’utérus, sous l’effet des contractions utérines, s’ouvre progressivement.
  • La péridurale : elle est administrée aux femmes qui la demandent afin de les soulager pendant leur accouchement. L’anesthésiste injecte l’anesthésique local entre deux vertèbres lombaires. Un petit tube souple (le cathéter) permet de réinjecter l’anesthésique local autant de fois que cela est nécessaire. Dix à 20 minutes après, généralement, vous ne sentez plus les douleurs, mais vous restez, par contre, sensible aux sensations.
  • Le monitoring : installée sur votre ventre, cette ceinture, avec ses deux capteurs, va enregistrer pendant toute la durée de votre accouchement vos contractions utérines et le cœur de votre bébé. C’est un instrument de surveillance.
  • La délivrance : quel drôle de terme pour désigner que votre accouchement n’est en réalité pas terminé, et ce, malgré la présence de votre bébé. Vingt minutes après la naissance, vous allez devoir pousser une dernière fois afin de délivrer le placenta, collé à l’utérus. Il pèse en général entre 500 et 700 grammes.
  • Le partogramme : effacement du col de l’utérus, progression de la dilatation, tension artérielle de la maman… Heure par heure, la sage-femme note le déroulement de votre accouchement, qu’elle peut ainsi surveiller avec toute la vigilance nécessaire.
  • L’épisiotomie : afin de faciliter la sortie du bébé, certaines femmes subissent une épisiotomie. On incise la vulve et les muscles du périnée. Les professionnels la préfèrent à une déchirure qui peut se produire à n’importe quel endroit. Elle est plus facile à recoudre et cicatrise en quelques jours. De plus, elle prévient les « descentes d’organes » et les incontinences d’effort.
  • Le forceps : si un mot fait peur quand on attend un enfant, c’est bien celui-là. Synonyme d’accouchement difficile pendant la première partie du XXème siècle, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Posé avec douceur, il est dorénavant utilisé pour guider le passage du bébé ou tourner sa tête afin de faciliter sa sortie.

Les premiers instants de vie

Premières sensations, premiers soins et premiers tests, accompagnez votre bébé dans sa découverte du monde ! Quelles sont ses premières sensations ?

Après un long voyage, bébé découvre en un instant l’air libre, la nécessité de respirer, le froid et la lumière… Il y a de quoi pousser un grand cri !
Heureusement, aussitôt après, bébé découvre la chaleur réconfortante et l’odeur apaisante de la peau de sa maman : doux repos bien mérité après tant d’émotions ! Après vos premiers câlins, les sages-femmes vont s’occuper attentivement de votre bébé pour ses premiers soins… N’hésitez pas à poser des questions au personnel médical, qui sera heureux de vous renseigner sur ces petits gestes indispensables.

Les premiers reflexes de bébé? Importants, impressionnants, attendrissants et émouvants : quels sont les premiers réflexes de bébé ?

  • Le plus important : le réflexe de succion. si l'on met le doigt sur les lèvres de bébé, ce dernier se mette à téter. C’est le seul réflexe qui représente une réelle utilité pour bébé, il lui permet de s’adapter à la vie extra-utérine, et de savoir immédiatement comment se nourrir !
  • Le plus impressionnant : le réflexe de marche automatique. Le buste maintenu par le médecin, bébé effectue quelques “pas”. Ce réflexe disparaît vers deux mois.
  • Le plus attendrissant : le réflexe d’agrippement. En stimulant la paume de la main, les doigts de bébé se referment aussitôt sur leur « prise ». Il se cramponne si fort que l’on peut facilement le soulever. Ce réflexe disparaît à partir du 3ème mois de bébé.
  • Le plus émouvant : le réflexe de Moro. Ce réflexe de protection se manifeste lorsque l'on relâche le bébé sur une surface plane, après l’avoir légèrement soulevé. Il peut également se déclencher lors d’un changement soudain de lumière ou quand un bruit le surprend. L’enfant écarte alors les bras, ouvre les mains, puis les referme sur lui, dans un geste d’embrassement.

Le test de ces réflexes permet de vérifier la bonne santé neurologique et motrice du nourrisson. Ces mouvements sont à la fois merveilleux et attendrissants, mais il s’agit bien d’examens médicaux, il est inutile de vouloir les reproduire pour le plaisir. Quelques mois de patience et ces réflexes archaïques deviendront bientôt des gestes volontaires !

Partir à la maternité

Comment reconnaître le bon moment ? Le départ à la maternité est l’un des sujets de préoccupation de tous les parents, en particulier lors d’une première grossesse. Les futures mères craignent de ne pas reconnaître le bon moment, et les futurs papas ont peur de voir leur bébé naître sur le chemin de la maternité. 

Ayez confiance en vous et en votre intuition. Chaque accouchement est différent et la plupart des femmes sentent qu’il se passe quelque chose de vraiment particulier.

 

Quels sont les signes qui peuvent vous servir d’indices ?

Certains signes, trois en particulier, pourront vous indiquer que l’accouchement est peut-être imminent. Par contre, ils ne sont pas toujours synchronisés (exemple : les contractions débutent parfois aussitôt après la rupture de la poche des eaux). Cela dépend des femmes.

  • La perte des eaux : habituellement, elle est ressentie comme une inondation soudaine d’un liquide tiède qui ressemble à de l’eau. C’est le liquide amniotique qui s’échappe. Mais elle peut être beaucoup moins franche et surtout moins abondante. C’est son caractère incontrôlable qui la caractérise. Dans ce cas, vous devez partir immédiatement à la maternité, des risques d’infection étant possibles. Le travail peut s’enclencher aussitôt après la rupture de la poche des eaux ou se faire attendre quelques heures ou plusieurs jours…
  • Les contractions utérines : comment reconnaître les contractions de l’accouchement ? Lorsque le travail commence, le muscle utérin se contracte fortement et régulièrement. Les contractions peuvent être intenses ou perçues comme un simple pincement, mais, si vous posez la main sur votre ventre, vous ressentez l’utérus qui se met « en boule ». Petit à petit, les contractions utérines s’intensifient. Elles se ressentent comme une onde circulaire qui part du dos et enserre le ventre comme une ceinture. Elles peuvent aussi prendre la forme d’une barre dans les reins. Le rythme des contractions s’accentue progressivement, et elles sont généralement plus douloureuses que toutes celles que vous avez ressenties pendant votre grossesse. D’abord espacées, elles se rapprochent en un temps variable (15, 10, puis 5 minutes). Quand elles reviennent à intervalles réguliers de 5 à 7 minutes et qu’elles durent entre 30 et 70 secondes, vous devez vous préparer à partir à la maternité.
  • La perte du bouchon muqueux : les glaires situées à l’intérieur du col se sont épaissies et ont formé un bouchon, protégeant ainsi bébé de toute infection. La perte du bouchon muqueux indique la dilatation du col de l’utérus. C’est un bon indice, mais pas toujours fiable, d’autant qu’il passe parfois inaperçu. Indolore, il peut être éliminé avant le début du travail ou plusieurs jours avant les contractions.

De combien de temps disposons-nous pour nous rendre à la maternité ?
Si c’est votre première grossesse, les professionnels estiment que le travail dure entre 12 et 14 heures (7 heures pour les suivantes). Vous avez donc un peu de temps. Votre valise prête, l’itinéraire en tête, prenez tranquillement la route de la maternité. Dans le cas où votre compagnon serait retenu ailleurs ou si vous-même ne possédez pas de véhicule, appelez un taxi ou une ambulance. 

Certains signes autres que ceux du début du travail doivent-ils m’inciter à me rendre à la maternité ?
Vous ne sentez pas votre bébé bouger comme d’habitude, vous avez de la fièvre, vous perdez du sang ou vous vous sentez particulièrement inquiète sans raison. Notre conseil ? Écoutez-vous et surtout ne prêtez pas attention à tous les avis, qui sont rarement les bons. Mieux vaut consulter votre gynécologue pour rien ou vous rendre à la maternité afin de vérifier que bébé va bien. 

A ne pas oublier pour la maternité !

Entre impatience, doute et léger stress, les futures mamans attendent le jour de l’accouchement pour enfin faire connaissance avec leur bébé. Et pour être sûre de ne rien oublier le jour J, pensez à préparer votre valise et celle du bébé dans les semaines qui précèdent la date de naissance prévue.

Petite check-list des indispensables… à ne pas oublier !

  • Le dossier médical et administratif, avec notamment les analyses sanguines, les échographies
  • Le carnet de maternité
  • La carte d’assurée sociale
  • La carte d’identité
  • Le livret de famille (si vous avez déjà un enfant)

La valise de la future maman

  • Des vêtements de grossesse
  • Chemises de nuit
  • Des culottes jetables
  • Un peignoir
  • Des serviettes hygiéniques spéciales maternité
  • Des produits de toilette (avec un gel de toilette intime hydratation spécial sécheresse)
  • Des serviettes de toilette
  • Des chaussons
  • Un brumisateur
  • Un sèche-cheveux

Pour l’allaitement

  • 2 soutien-gorges d’allaitement
  • Des coquilles d’allaitement pour recueillir les pertes de lait même en cas d’irritations ou de crevasses
  • Des coussinets d’allaitement pour un maximum de confort
  • 1 soin crevasse
  • 1 antiseptique à appliquer sur les mamelons après la tété

Les essentiels pour votre bébé

  • Des couches
  • 4 petites serviettes de toilette
  • 4 bavoirs
  • Une garde-robe premier-âge
  • 6 bodys
  • 2 gilets
  • Bonnets
  • 6 grenouillères
  • 4 chaussons de laine
  • Biberons premier âge (voir le dossier “Quel biberon choisir”)
  • Tétines premier âge (découvrez “Quelle tétine choisir”)
  • 1 nécessaire de toilette dont désinfectant et éosine pour nettoyer son nombril
  • 3 filets élastiques
  • 1 boîte de change (3kgs/5kgs)

Le trousseau de naissance

Matériel pour bien allaiter, biberons, sucettes, produits de toilette…Que choisir ? Voicu la Check-list de l’indispensable…

Pour l’allaitement maternel

  • Soutien-gorge d’allaitement
  • Coussinets d’allaitement Jour
  • Coussinets d’allaitement Nuit
  • Coquilles d’allaitement
  • Soin crevasse
  • Bouts de sein en silicone

Pour l’alimentation de bébé

  • 6 biberons Initiation+ équipés des tétines Dodie à valve anti-colique, permettent aisément le passage de l’allaitement du sein au biberon. 

OU

  • 6 biberons en verre (de 240 ml), très pratiques avec une forme unique facilitant la prise en main. Ils sont équipés des tétines 1er âge en silicone dont l’embout en forme de cerise est parfaitement adapté au palais des bébés.
  • 1 Pack de bouteilles d’eau minérale recommandée pour nourrissons.
  • Lait en poudre (qui vous sera prescrit à la maternité).
  • Goupillon.
  • Matériel de stérilisation (Stérilisation éléctrique ou comprimés de stérilisation à froid).
  • Éventuellement, matériel pour chauffer les biberons.

Pour le besoin de succion de bébé, prévoyez :

  • Sucettes nouveaux nés et prématurés, avec une collerette de taille réduite et un poids plume, en caoutchouc ou silicone.
  • Sucettes anatomiques 1er âge, en caoutchouc ou en silicone, qui respectent la forme du palais
  • 1 anneau de dentition

Pour la toilette de bébé

  • Liquide de toilette
  • Baignoire adaptée à la taille de bébé
  • Thermomètre de bain
  • Serviette de bain à capuche
  • Compresses stériles
  • Lingettes nettoyantes
  • Sérum physiologique
  • Désinfectant
  • Crème hydratante visage et corps
  • Crème pour le change
  • Couches pour nouveau-né
  • Brosse à cheveux douce et/ou peigne
  • Ciseaux à bouts ronds pour les ongles

La prématurité

Bébé prématuré & congés maternité : vos droits.

Grâce aux actions menées par l’association SOS Préma, les mamans qui donnent naissance à des enfants prématurés ont vu leur congé maternité allongé. La loi leur permet désormais de prendre le temps de chouchouter leur bébé lorsqu’il rentre à la maison. Ainsi, une maman qui met au monde son premier enfant à 30 semaines et qui aurait dû entrer en congé maternité à 35 semaines aura le droit aux 16 semaines déjà existantes, plus 5 semaines (soit 21 semaines de congé maternité). D’ailleurs, la plupart des prématurés rentrent à la maison environ à la date prévue de l’accouchement. 

Bébé prématuré : bébé n'arrive pas à téter…

Le lait maternel est l’aliment idéal de tous les bébés, et il est particulièrement utile aux petits prématurés, car il augmente leur résistance contre les infections. Mais comment faire si votre tout-petit ne sait pas téter ? Les bébés nés à moins de 34 semaines de grossesse n’ont généralement pas atteint le développement suffisant pour réaliser les mouvements de succion et de déglutition nécessaires pour téter. Mais ne baissez pas les bras pour autant, car il existe des solutions. Vous pouvez tirer votre lait et votre enfant le recevra directement dans son estomac via un petit tube placé dans sa bouche ou dans son nez. Cette solution n’est pas ce que vous espériez certes, mais grâce à cette technique, votre enfant bénéficiera des bienfaits d’une alimentation naturelle et vous continuerez à produire du lait jusqu’au moment où il pourra téter directement au sein. 

Bébé prématuré : les bons réflexes quand on rentre à la maison.

Vous retournez chez vous et ressentez une certaine appréhension. Voici quelques conseils pour rester sereine.

  • Les poumons de votre enfant sont fragiles, aérez sa chambre et nettoyez-la souvent.
  • Ne surchauffez pas la chambre de bébé. Si vous craignez qu’il ait froid pendant la nuit, enveloppez-le d’un pyjama et d’un sur-pyjama.
  • Ne fumez jamais à proximité de bébé.
  • Sa literie ne doit comporter ni plume, ni laine et son matelas doit être ferme.
  • Évitez les couettes et les oreillers sous lesquels il peut glisser. Et
  • Si les conditions météo et de pollution sont mauvaises, remettez la promenade à un autre jour.
  • Évitez les lieux publics très fréquentés, ainsi que tout contact avec des personnes malades, car votre bébé est sensible aux infections.
  • Si vous le pouvez, évitez de le faire garder dans des structures collectives avant ses 1 an.
  • Vaccinez votre enfant comme tout autre, avec en plus les vaccins contre le pneumocoque et la grippe.
  • Couchez-le sur le dos.

Comprendre les soins du bébé prématuré

Un bébé prématuré a besoin de soins particuliers qui nécessitent du matériel et du personnel hospitalier adapté. Voir son bébé pendant cette phase de prise en charge est souvent impressionnant. Voici quelques explications sur les principaux soins administrés :

  • Un trop petit bébé a du mal à réguler sa température, c’est pourquoi on utilise un « incubateur », appelé aussi « couveuse ». Cette boîte en plexiglas a pour fonction de maintenir l’enfant au chaud dans une atmosphère humide.
  • L’immaturité de ses poumons demande souvent la mise en place d’une assistance respiratoire.
  • L’absence de réflexes de succion oblige les médecins à poser une sonde gastrique qui permet d’acheminer directement le lait vers le petit estomac du bébé.
  • Le développement du cerveau de l’enfant est une question très importante qui fait l’objet d’une surveillance particulière. Les parents craignent notamment les séquelles neurologiques de la prématurité, mais dans l’immense majorité des cas, il n’y en a pas.
  • Son système immunitaire, faible, rend bébé sensible aux infections. C’est pourquoi les conditions d’hygiène (on parle d’asepsie) sont draconiennes : isolement des bébés, port de masque et de calot sur la tête, port d’une blouse spéciale, lavage fréquent des mains…
  • Cet environnement très médicalisé vient soutenir certaines fonctions vitales (respirer, manger, éliminer) en attendant que le bébé, progressivement, soit assez développé pour les assurer seul.

Dans les dernières semaines avant la naissance, chaque jour compte pour préparer le futur bébé à faire son entrée dans le monde. Selon le stade de prématurité, ces soins sont plus ou moins requis et quand il sera prêt, votre bébé pourra rentrer chez lui avec vous !

Etre parent d’un bébé prématuré

Vous étiez pressée de rencontrer votre bébé, vous comptiez les semaines, et puis patatras... Bébé a devancé l’appel alors que sa chambre n’est pas prête, six semaines avant les vacances prévues du papa. Il va bien, mais il est si petit que vous n’êtes pas tranquille.

Chaque jour passé avec votre bébé prématuré est fait de hauts (il a un peu grossi) et de bas (il a déclaré une jaunisse). Vous passez du rire aux larmes dix fois par jour. Il faut dire que depuis sa naissance, vous êtes alitée. Le repos est indispensable pour vous aussi, même si vous trouvez le temps long.

Et, comme par un fait exprès, vous aviez justement le moral en berne au moment de la visite de la famille. Les questions que les oncles et les tantes viennent de vous poser vous hantent encore. Peut-être auriez-vous dû arrêter de travailler plutôt ou vous ménager davantage ? Avez-vous trop fumé pendant votre grossesse ? Vos idées se bousculent et pourtant vous n’avez pas la tête à réfléchir. Vous pensez surtout à votre petit bout de chou qui est toujours en couveuse.

Quelle que soit la version, et quelle que soit votre situation, bien souvent la maman ne veut entendre qu’une seule chose : si votre bébé est coincé dans sa couveuse, et vous en larmes à la maison, c’est de votre faute, vous êtes la seule responsable ! Or c’est dans l’immense majorité des cas faux. Il donc est important que vous ayez en tête ce processus pour tenter d’y échapper. Prenez de la distance avec cette culpabilité qui vous mine le moral et vous empeche de donner à votre enfant ce dont il a tant besoin : votre sourire. Discutez avec le papa, donnez-lui la mission de répondre à ceux qui viendraient distiller un mauvais esprit et gardez à l’esprit que d’ici quelques temps, tout cela ne sera qu’un souvenir. D’ailleurs, l’écart entre l’âge de naissance et l’âge réel s’estompe progressivement et bien souvent, il n’est plus perceptible, même par un spécialiste de l’enfance, dès l’âge de 1 ou 2 ans. 

J’aimerais allaiter mon bébé prématuré, mais je n’ai pas assez de lait.

Si vous n’avez pas assez de lait, voici quelques gestes qui pourront vous aider :

  • Massez-vous les seins avant de commencer.
  • Au début, il est normal que vous ayez peu de lait, car c’est la succion de bébé qui favorise l’afflux de lait. La lactation s’installe progressivement.
  • Pour prévenir l’engorgement mammaire, qui peut se produire le 3ème ou 4ème jour après votre accouchement, les granules homéopathiques que peut vous recommander votre médecin sont efficaces.

La prématurité : une opportunité de créer un lien extraordinaire !

Il arrive que la naissance d’un enfant prématuré donne aux parents une opportunité d’établir un lien qu’il n’aurait pas pu créer autrement. Tout particulièrement pour le papa qui se voit revêtir un rôle très actif de soutient moral et d’organisateur. Son rôle est primordial et il est bien souvent celui qui assure bons nombres de tâches que maman ne peut pas assumer pendant cette période de soin intense. Dans quelques temps, quand la couveuse ne sera qu’un lointain souvenir, ce sont ces liens-là qui compteront.

Les causes de la prématurité

Dans 40 % des cas, la cause de la prématurité n’est pas connue. En revanche, certains facteurs de risques sont bien identifiés et augmentent le risque de ne pas mener sa grossesse à terme.

  • Quand la future maman a moins de 18 ans ou plus de 35 ans.
  • Si elle attend des jumeaux ou plus.
  • Si elle est surmenée ou confrontée à des conditions de vie difficiles, fournit un très lourd travail physique ou pratique un sport très intensément.
  • Si elle absorbe des substances nocives pour le bébé (alcool, tabac, etc.).

Les unités mères-kangourou : quand l’amour soigne.

C’est un service de néonatalogie semblable à tout autre, dans lequel des mamans pouponnent leur nourrisson. Mais approchez-vous et vous remarquerez que les bébés y sont vraiment très petits. Certains petits bouts ont des moufles sur leurs mains minuscules, pour qu’ils n’enlèvent pas les perfusions. À la place des berceaux, on remarque des couveuses collées contre le lit des mamans. Vous êtes au sein d’une unité mères-kangourou.

L’importance du « peau à peau » :

Dès 1978 à Bogota, en Colombie, des équipes médicales ont observé que le portage peau à peau d’un bébé de petit poids par sa maman était très bénéfique à son développement. Par sa chaleur et sa présence, une mère aide son bébé prématuré à affronter le monde, comme une femelle kangourou fait grandir son petit dans sa poche. Les maternités du monde entier ont imité cette pratique très efficace médicalement pour la santé de bébé. Et les mamans sont ravies de pouvoir garder un contact direct et naturel avec leur tout-petit.

En pratique, dans les unités mères-kangourou, au lieu d’hospitaliser les prématurés en néonatalogie et d’accorder aux mères des visites, on déplace le matériel autour du couple mère-enfant. Une petite malformation cardiaque, une fente labio-palatine ou un soupçon d’infection ne remettent pas forcément en cause cette organisation. Tant que le risque n’est pas vital, le « peau à peau » est tout indiqué. 

Des parents au top :

Dans les unités kangourou, l’équipe cherche à ce que toute la famille dépasse sa peur devant un bébé né trop tôt ou trop petit. Les mamans sont associées aux soins que les infirmières assurent devant elles, elles gardent leur bébé de longs moments contre elle, sans aide extérieure. Le papa, après avoir enfilé une blouse peut lui aussi approcher le bébé, tout comme les frères et sœurs. Grâce à cet entraînement, les parents rentrent à la maison sereinement : ils ont appris à s’en occuper et savent que leur bébé a surtout besoin d’eux.

Prématurité : le rôle capital des Parents

Le milieu médical a beaucoup modifié ses pratiques, ces dernières années, pour accorder toute leur place aux parents. Les mamans d’enfants prématurés se sentent souvent coupables de ne pas avoir mener leur grossesse à terme. Participer activement aux soins de son bébé est une bonne façon de surmonter un petit passage à vide. Pour les mamans qui ne parviennent pas à retrouver le moral et l’énergie nécessaire pour s’occuper de leur bébé, un soutien psychologique peut se révéler nécessaire. Le soutien d’associations de parents est, dans tous les cas, très utile. S’occuper de soi, après une naissance difficile, n’est pas un luxe. Le sourire et le tonus d’une maman sont indispensables à un bébé autant que le lait et les couches.

Que faire si vous vous sentez dépassée ?

Le premier geste est bien sur d’en parler à votre pédiatre. En complément le Centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), le service de néonatalogie, et votre centre de PMI sont tous là pour répondre à vos SOS. N’hésitez pas à les solliciter.

Vous avez des jumeaux et vous êtes débordée ? Faites appel à vos proches, acceptez que votre maison ne soit pas nickel et que les factures attendent un peu. Il faut trouver un moyen de vous reposer pour retrouver l’énergie nécessaire.

Vous n’avez pas le moral ? Un passage à vide n’est pas surprenant après une expérience aussi forte, ne restez pas isolée. Et si les idées noires persistent, n’attendez pas trop longtemps avant d’aller voir un psychologue.

Enfin, ne restez pas seule. Contactez des associations de parents passés par là avant vous. Vous y rencontrerez une écoute compréhensive et aussi des interlocuteurs prêts à vous donner des trucs et astuces qui faciliteront votre quotidien. C’est le cas de l’association SOS Prema. Et si vous avez mis au monde plusieurs bébés, vous pouvez contacter l’association Jumeaux et plus (www.jumeaux-et-plus.asso.fr).

Qu’est-ce que la prématurité ?

La nature exige neuf mois pour fabriquer un bébé. Au terme de ces 39 semaines, le nouveau-né pèse environ trois kilos, il n’a aucune autonomie et un besoin vital de soins et d’affection. Vous devez savoir que, si la venue de bébé prématurément est toujours une épreuve pour les parents, elle est aujourd’hui très bien prise en charge par le corps médical.

On distingue plusieurs stades de prématurité :

  • La prématurité modérée : elle correspond à un bébé qui aurait passé entre 32 et 39 semaines dans le ventre de sa maman. La petite avance de bébé exige quelques précautions, mais les parents peuvent généralement le ramener à la maison comme un bébé né à terme.
  • La grande prématurité : elle correspond à un bébé qui a passé entre 28 et 31 semaines En dessous de 31 semaines, ces tout-petits sont souvent garder quelques temps en couveuse et rentrent le plus souvent à la maison à la date prévue de l’accouchement.
  • La très grande prématurité : elle correspond à un bébé ayant passé moins de 28 semaines dans le ventre de maman. Une telle prématurité est rare et requiert un suivi médical de tous les instants. Les mamans se trouvant dans cette situation sont redirigées vers un centre hospitalier équipé pour assurer tous les soins dont bébé à besoin.

Plus l’enfant naît tôt avec un petit poids, plus l’arsenal médical autour de lui est important. Le principal problème vient de ses petits poumons, qui ne sont pas encore faits pour respirer de l’air. Le bébé peut avoir des arrêts respiratoires, des apnées, qui sont dangereux pour lui : il faut le surveiller de très près. Il peut aussi prendre froid plus rapidement. Les prématurés sont globalement plus fragiles que les enfants nés à terme. Cependant, dans l’immense majorité des cas, votre bébé ne présentera aucune séquelle.

La santé de bébé

Bébé pleure... que faire ?

Qu’on se le dise… Un bébé pleure ! Et c’est tout à fait normal car c’est son unique moyen de communication verbale dans les premiers mois de son existence.

S’il est tout à fait naturel que les parents s’inquiètent de voir bébé pleurer, il est aussi important de se déculpabiliser. Contrairement aux pleurs chez l’adulte qui sont avant tout émotionnelles, pour bébé, c’est un moyen de s’exprimer. D’ailleurs, vous vous rendrez compte que bébé a différents registres de pleurs, certains pour témoigner d’une envie, d’une crainte ou d’une douleur.

Il n’existe bien sur pas de règles et il revient donc aux parents de faire la part des choses en sachant quand s’inquiéter ou, au contraire, se déculpabiliser en acceptant que ces épisodes de pleurs font partie du cycle normal de la vie de bébé. Dans tous les cas, pour soulager bébé, redoublez de tendresse et de douceur en le berçant et en le câlinant. Par ailleurs, vous pouvez utiliser une sucette qui aidera à apaiser son réflexe naturel de succion et à le calmer. Si les pleurs de bébé vous semblent trop fréquents ou trop violents, là encore, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.

L'érythème fessier

Il s'agit d'une irritation qui peut se développer à l'endroit où la couche est en contact avec la peau de bébé. Il se reconnait par une rougeur, sèche ou suintante, parfois accompagnée de petits boutons. 

La peau de votre bébé est fragile. Pour éviter ou traiter les fesses rouges, adoptez les bons gestes ! Voici les causes usuelles :

  • Le port de couches étanches et antifuites retient l’humidité et échauffe les fesses ; elles macèrent et deviennent irritées.
  • Les frottements sont permanents avec la couche…et ce qu’elle contient.
  • Urines et selles se décomposent et créent un milieu qui fragilise la protection naturelle de la peau.
  • Facteurs aggravants, la diarrhée ou la poussée dentaire, et certains médicaments.

Les traitements :

  • Nettoyer avec un coton légèrement humide de l’avant vers l’arrière.
  • Laver avec un coton humide et imprégné d’antiseptique et rincer méticuleusement.
  • Sécher en tamponnant doucement avec un coton sec ou une serviette en papier propres. Insister dans les plis et sous les fesses.
  • Soigner avec une crème de soin spéciale change quand les fesses sont simplement rouges.
  • Cicatriser lorsque la peau est irritée ou suintante avec un coton imbibé d’éosine ou de solution de Milian.
  • Attendre que les fesses soient bien sèches avant de remettre la couche.

Si les rougeurs persistent (plus de 48h), attention aux risques de surinfections mycosiques ou microbiennes. Consultez un pédiatre sans attendre.

La prévention de la mort subite du nourrisson

S’il y a une terreur que partagent tous les parents, c’est celle de la mort subite du nourrisson… Avant toute chose, il convient de rétablir quelques vérités. La mort subite du nourrisson touche environ 250 bébé en France. Rapporté au nombre total de naissance, cela représente 0,03% des naissance. En 1980, ce chiffre était proche de 2000. En 30 ans, grâce à des gestes simples et une vigilance accrue de la part du corps médical et des parents, les risques ont été drastiquement réduits. Pour ne pas vivre avec la peur au ventre, voici les recommandations à appliquer :

  • Faire dormir bébé sur le dos. Certains vous diront qu’il y a des « modes » et qu’avant on faisait dormir les bébés sur le ventre, le coté… Il n’en est rien. Faire dormir les bébés sur le dos est considéré comme LE geste le plus efficace contre la mort subite du nourrisson.
  • Ne pas surchauffer la chambre de bébé. La température idéale pour sa chambre est de 19°. Une température qui peut sembler un peu basse pour un adulte, mais qui est en réalité idéale pour bébé.
  • Ne faites pas dormir bébé avec vous. Même si vous adorez le sentir proche de vous... Faire dormir bébé dans votre lit peut entrainer des risques d’étouffement (couette, oreiller etc.)
  • Ne pas utiliser d’oreiller dans son lit et enlever de son berceau peluches ou tout autre objet pouvant représenter un risque d’étouffement.

Le plus important pour les parents est d’adopter dès les premiers jours de vie de bébé ces quelques gestes simples. Pour limiter autant que possible les risques bien sur, mais aussi pour vous libérer l’esprit et profiter pleinement de ces premiers mois de joie et de bonheur avec bébé. Dans tous les cas, n’hésitez pas à interroger votre pédiatre qui saura vous rassurer et vous accompagner.

Les coliques du nourrisson

Lors des 6 premiers mois de la vie, il est très fréquent de voir bébé souffrir du ventre et des tant redoutées coliques du nourrisson. Bébé pleure parfois beaucoup laissant les parents souvent démunis. Ces coliques sont d’autant plus difficiles à gérer qu’elles ne correspondent pas à une pathologie précises et n’ont aucune cause avérée. Bien souvent, elles sont imputées à l’immaturité du système digestif de bébé dont l’estomac et le tube digestif manquent encore d’entrainement ! Le plus important pour les parents est d’accepter de voir bébé pleurer sans se sentir coupable. Si aucun médicament ne pourra soigner bébé immédiatement, quelques gestes simples vous permettront de le soulager et d’éviter, autant que possible, que ces coliques surviennent.

  • Soulager bébé en plaçant une bouillotte sur son petit ventre en veillant, bien sur, à ce que l’eau ne soit pas trop chaude. La chaleur apaisera progressivement ses douleurs et aideront à soulager sa peine.
  • Bercez  bébé doucement tout en massant délicatement son ventre en effectuant des cercles avec votre main. Les légères pressions effectuées aideront la circulation des aliments dans son système digestif.
  • Donnez à bébé un bain chaud.
  • N’hésitez pas donner à bébé quelque chose à sucer. Le réflexe de succion est naturel apaisant pour bébé.
  • Gardez bébé dans une chambre calme avec une intensité lumineuse réduite.
  • Donnez à bébé des quantités de lait moins importantes, mais plus souvent. Comme chez l’adulte, un repas copieux est plus difficile à digérer !

Si aucune de ces astuces ne vous semble apaiser bébé, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre qui pourra vous conseiller de changer de lait ou d’adapter votre régime alimentaire si vous allaiter. Dans tous les cas, restez sereines. Ces coliques sont dans la grande majorité passagères et bébé retrouvera rapidement son sourire que vous aimez tant.

Quels vaccins pour votre enfant

Votre enfant n’est pas à l’abri des petites et des grosses infections qui circulent. Pour le protéger, il est vivement conseillé, voire obligatoire, de le faire vacciner. Et justement sur cette question de la vaccination, beaucoup de changements sont intervenus ces dernières années.

  • Le BCG : votre enfant est inscrit à la crèche ou va faire sa première rentrée scolaire : vous devez l’emmener chez le pédiatre qui lui fera le BCG pour lutter contre la tuberculose. En France, une décision gouvernementale prise en juillet 2006 maintient la vaccination obligatoire pour un enfant qui va entrer en collectivité. Sachez toutefois que cette vaccination est remise en cause dans d’autres pays. Elle est par exemple supprimée aux Etats-Unis. L’ancien vaccin, le Monovax, utilisé sous forme de bague, a été remplacé par le BCG SSI en vaccin intradermique, c’est-à-dire sous la peau. Après cette injection, votre enfant n’aura plus de contrôle tuberculinique.
  • Le DTP : le DTP Coq Hémophilus Influenzae a plusieurs avantages. Il permet de lutter à la fois contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche et l’hémophilus. Il se pratique en trois injections à un mois d’intervalles à partir du 2ème mois. Pensez au rappel au bout d’un an et ensuite tous les cinq ans. Le médecin doit faire le rappel de la coqueluche acellulaire lorsque votre enfant approchera des 12 ans. S’il y a un oubli, il faudra l’encourager à se faire vacciner à 20 ans. Cette protection évite que les nouveau-nés soient infectés par des adultes qui ne sont plus protégés et sont porteurs.
  • La vaccination anti-pneumococcique : si votre enfant, de deux mois à 2 ans, est gardé en collectivité ou qu’il a un grand frère scolarisé, cette vaccination est recommandée. Le vaccin est pratiqué en même temps que le DTP Coq Hémophilus Influenzae (lire ci-dessus). Le rappel a lieu au bout d’un an à 18 mois pour une protection longue durée.
  • Rougeole, oreillons, rubéole : si votre enfant, de deux mois à 2 ans, est gardé en collectivité ou qu’il a un grand frère scolarisé, cette vaccination est recommandée. Le vaccin est pratiqué en même temps que le DTP Coq Hémophilus Influenzae (lire ci-dessus). Le rappel a lieu au bout d’un an à 18 mois pour une protection longue durée.
  • Varicelle : il est nécessaire que votre enfant reçoive une injection à partir d’1 an et qu’il ait un rappel à l’adolescence.
  • Hépatite A et B : pour l’hépatite B, deux injections à un mois d’intervalle sont indiquées et le rappel doit se faire six mois à un an après. L’hépatite A peut être associée à l’hépatite B.
  • Rotavirus : ce vaccin permet à votre petit de lutter contre la gastroentérite. Le Rotavirus est fait dès l’âge de six semaines. Ce n’est pas une injection, mais une solution buvable. Deux rappels de quatre à dix semaines d’intervalles sont nécessaires pour qu’il soit efficace.
  • Méningite méningocoque C : lorsque votre enfant atteint l’âge d’1 an, il reçoit une seule injection qui le prémunit contre cette maladie.

L'hygiène de bébé

Les croûtes de lait

Les croûtes de lait ressemblent un peu à des pellicules sur la têtes de votre enfant : elles forment des plaques rouges couvertes de peaux mortes, qui se détachent au frottement.

Elles seraient causées par une subsistance des hormones de grossesse de la mère dans le corps de l'enfant qui stimulerait les glandes sébacées présentes sous la peau.

Bien qu'impressionnantes, les croûtes de lait sont indolores et ne provoquent aucun inconfort pour bébé. Elles disparaitront d'elles-mêmes le plus souvent dans les premiers mois de la vie de bébé, en tous les cas, avant qu'il atteigne ses 2 ans.

Pour les traiter en douceur, il est conseillé de laver les cheveux de bébé avec un shampoing pour nourrissons puis de détacher délicatement les squames avec une brosse adaptée pour bébés.

Les ongles de bébé

Il est important de couper les ongles de bébé lorsqu'ils sont trop longs ou cassés pour éviter qu'il ne se griffe, passé son premier mois.

Veillez à utiliser des ciseaux adaptés pour les bébés, avec des petits bouts ronds pour les nouveaux-nés, que vous aurez au préalable nettoyés avec de l'alcool à 90°. Le moment de la sieste est idéal pour agir sans être stressée par les mouvements de bébé ! Pensez à bien couper les bords des côtés des ongles et évitez de les couper trop courts.

La toilette de bébé

Le plaisir du bain. Avant de naître, le bébé a vécu dans un milieu aquatique extrêmement agréable et sécurisant. Si le bain est un moment privilégié pour votre enfant – il lui donne l’occasion de retrouver cet élément si chaud et toutes les sensations qui l’accompagnent – il le sera aussi pour vous. Prenez votre temps, n’ayez pas peur de vos gestes, qui seront, de toute manière, tendres et précautionneux. Bébé adore l’eau. N’hésitez pas à accompagner ce moment de petites chansons, de chatouilles ou de mots tendres qui vous viennent naturellement.

Avant de donner le bain

  • Vérifier que votre salle de bain est bien à la bonne température (entre 20 °C et 22 °C), pas avec les mains, mais un thermomètre. Préparez tout le matériel nécessaire, qui sera de préférence à portée de main : gant de toilette, coton, savon, brosse… et tout ce qu’il faut pour l’habiller ensuite (changes, brassière). Faites couler l’eau du bain dans une petite baignoire. Avec un thermomètre, vérifiez la température de l’eau, qui devra être à 36 °C ou 37 °C.
  • Savonner bébé. Avant de mettre l’enfant dans l’eau, savonnez-le sur la table à langer, le dos d’abord, en penchant l’enfant en avant, puis le cou, la nuque, les bras, et ensuite le reste du corps. Utilisez un gant de toilette tout doux au début si vous préférez, mais, très vite, dès que vous vous sentirez plus habile, vous pourrez le savonner avec la main.
  • La mise à l’eau, pour les droitiers par exemple. Soulevez bébé en passant votre main gauche sous son épaule gauche. Sa nuque repose alors sur votre avant-bras, glissez votre main droite entre les jambes sous ses fesses. Mettez-le doucement dans l’eau et parlez-lui. Votre voix va vite le détendre. Laissez-le s’habituer et libérez votre main droite pour commencer à le rincer. Tenez-le fermement de la main gauche. Laissez-le un peu gigoter s’il en a envie et, au bout de quelques jours, vous pourrez aussi le mettre sur le ventre. Les bébés aiment bien cette position.
  • La sortie du bain. Employez les mêmes gestes que pour la mise à l’eau, une main sous la nuque et l’autre entre les jambes. Enveloppez-le immédiatement dans une serviette éponge. Serrez-le dans vos bras et pensez à bien recouvrir sa tête.
  • Le séchage. Installez votre bébé sur la table à langer et posez-le sur la serviette éponge. La meilleure solution sera de le tapoter légèrement, sans frictionner. Essuyez-le soigneusement en pensant à tous les plis, sous les bras, le cou, à l’aine, aux cuisses…
  • Vérifiez toujours la température du bain à l’aide d’un thermomètre (évitez les thermomètres en verre). L’eau doit être entre 35°C et 37°C.

Comment prendre soin du visage de mon bébé ?

  • Les yeux : Passez sur les paupières de bébé une compresse, humectée de sérum physiologique, en allant de l’intérieur de l’œil vers l’extérieur. Utilisez une compresse différente pour chaque œil.
  • Le nez : Imbibez un morceau de coton de sérum physiologique. Nettoyez l’entrée des narines sans trop enfoncer le coton à l’intérieur.
  • Les oreilles : Nettoyez le pavillon de l’oreille avec un morceau de coton, mais pas le fond car le conduit auditif est fragile.

Comment prendre soin du cordon de mon bébé ?


Tirez très légèrement sur l’extrémité du cordon pour en dégager la base. Désinfectez le cordon avec une compresse stérile imbibée d’antiseptique. Si le cordon suinte, consultez votre pédiatre. Placez une compresse sur le cordon de votre bébé ou laissez simplement le cordon à l’air libre. Les soins du cordon et du visage doivent être faits quotidiennement.

Changer bébé

Quand le bébé est sur une table, ne le lâchez jamais, ayez toujours une main posée sur lui. Préparez à côté de vous tout le matériel dont vous avez besoin (une couche propre, du coton ou des lingettes imprégnées de lotion nettoyante adaptée au bébé, de la crème pour les rougeurs…) pour avoir tout à portée de main !

Pour faire à la maison comme chez le pédiatre ou pour protéger les fesses de bébé dans les nurseries publiques, vous pouvez acheter des rouleaux de papier à poser sur la table à langer. En vente dans la plupart des magasins spécialisés pour articles de bébé, il en existe aussi de très élaborés : un côté plastifié retient l’humidité, l’autre tout doux protège la peau de votre nourrisson.

Les massages

Vous allez vous apercevoir qu’un bébé adore les caresses. Alors, si vous ou le papa en avez envie, vous pouvez, après le bain, consacrer quelques minutes à masser votre enfant. Installez votre bébé nu sur une serviette éponge et dans une pièce suffisamment chauffée, au moins 22°C. Enduisez le corps de votre enfant d’huile de massage adaptée, spéciale bébé.

Ensuite, laissez vos mains s’exprimer et suivez les réactions de votre bébé. Adoptez un rythme lent et régulier avec des gestes enveloppants.
Vous pouvez commencer par les épaules, le long des bras puis les mains et le bout des doigts. Passez ensuite au torse et aux jambes. Enfin, vous mettrez naturellement votre bébé sur le ventre pour lui masser le dos.

Impliquer le Papa

Impliquer Papa pendant la grossesse

Partagez les moments forts de la grossesse : invitez le papa aux échographies, surtout celle de 4 mois et demi, car c’est celle où l’on visualise le mieux le fœtus et où l'on découvre le sexe de bébé.

C’est l’occasion pour lui de prendre réellement conscience de la réalité du bébé. De même, le bébé qui donne de vaillants coups de pieds dans votre ventre constitue une autre source d’émerveillement à lui faire partager.

Une grossesse se vit à deux, il est important que vous ayez des activités en couple pour que la grossesse se construise à deux et que vous gardiez votre complicité.

Le rôle de Papa le jour de l'accouchement

Le jour de l'accouchement peut être source d'inquiétude pour le papa. Assister ou non à l'accouchement est une décision intime,qui doit être prise au dernier moment. Inutile pour le papa de trop s'en soucier avant !

L’essentiel est que chacun puisse communiquer à l’autre ses souhaits et ses peurs. Le papa n’a pas forcément envie d’assister, et la maman ne souhaite pas systématiquement que son compagnon soit présent.

Chacun est libre de décider, ne culpabilisez pas le futur papa s’il n’a pas envie. La décision doit être prise au dernier moment.

En tout cas, prévoyez un appareil photo car à la naissance de bébé, le papa voudra saisir des souvenirs.

Papa et le retour à la maison

L'arrivée de bébé à la maison bouleverse votre quotidien, et celui du papa. De nouveaux moments à partager, de nouvelles émotions à gérer... aidez le papa à appréhender ce nouveau chapitre de votre vie.

Un nouveau-né a de nombreuses raisons de pleurer (la faim, l’envie de dormir, les coliques,…). Ne vous inquiétez pas, bébé n’a pas d’autre moyen de s’exprimer. L’impuissance face à ces larmes, l’incompréhension et la fatigue accumulée peuvent troubler le papa. Après la naissance vous êtes radieuse mais quelques jours plus tard, vous déprimez voire sanglotez à chaudes larmes. Rassurez votre compagnon en lui expliquant que cette phase est normale et que très vite, le bonheur reprendra le dessus.

Laissez le papa construire le lien avec bébé en lui permettant de partager des moments privilégiés avec son enfant : le papa peut lui donner le biberon, le changer ou lui faire prendre son bain par exemple.

L’intrusion de la famille peut aussi perturber le papa. Instaurez des heures de visite et dites très explicitement que vous avez besoin de vous retrouver au calme, tranquilles tous les trois.Impliquez le papa en lui expliquant les réactions de bébé, les raisons de ses pleurs, pourquoi il ne dort pas la nuit…

L'éveil de bébé

Accompagner l''éveil de bébé

1- Valoriser…
N’hésitez pas à féliciter votre enfant lorsqu’il prend des initiatives et qu’il atteint ses objectifs comme le fait de bien finir son biberon ou son assiette. Reconnaître qu’il a bien agi est une façon de lui montrer que vous l’estimez, ce qui le confortera dans l’idée de prendre confiance en lui.

2- Poser les limites…
Imposer un cadre à votre enfant permet de canaliser ses émotions et de lui enseigner des bases saines pour se construire. Faîtes-lui par exemple comprendre qu’il doit goûter à tous types de repas et se forcer à manger des aliments qu’il n’aime pas forcément. Ce mode d’enseignement lui permettra de s’éveiller plus rapidement, tout en restant en accord avec l’éducation que vous désirez lui transmettre.

3- Dicter les règles universelles
« S’il te plaît », « Merci », « Bonjour », sont des inconditionnels sur lesquels il est important d’insister régulièrement. Les moments du repas sont idéals pour enseigner ces types de fondamentaux puisqu’en matière d’alimentation, Bébé est habitué à réclamer, rejeter, et accepter ce que vous lui proposez. À vous ensuite de personnaliser ces règles en fonction de votre contexte familial, de vos valeurs, de vos projets futurs. Notez que ces règles instaurées à la maison sont aussi valables en dehors du contexte familial, notamment lorsque votre enfant fait ses premiers pas en société avec l’école…

4- S’adapter à son rythme

Chaque enfant est différent et se construit à son propre rythme. Le fait de respecter ce rythme vous permettra de rester en harmonie avec votre bout’chou pour lui enseigner un maximum de choses et faire en sorte qu’il accepte de les assimiler. Pensez donc à respecter le fait qu’il ait besoin de temps et de votre aide pour s’alimenter, découvrir les goûts et saveurs de ses repas, et s’approprier tasses, assiettes et couverts pour manger proprement.

5- Lui consacrer du temps
Il est important de rester à l’écoute de votre enfant sans trop le couver ni l’étouffer. N’hésitez pas à varier les biberons et tasses que vous utilisez pour qu’il trouve le modèle qui lui convient. Le fait d’être à l’aise avec ce qu’il manipule lui permettra d’acquérir ainsi un maximum d’autonomie. Enfin, n’oubliez pas que c’est à vous de trouver l’équilibre quotidien qui fera son bonheur ainsi que le vôtre.

L'acquisition de la marche

Pour bébé, l’acquisition de la marche est une des clés pour partir à la découverte du monde, et l’un des tous premiers stades de l’autonomie. C’est aussi l’aboutissement d’un lent processus, si simple à priori mais si périlleux parfois pour bébé… C’est la nature qui décide du bon moment ! Voici malgré tout, quelques astuces pour l’aider à passer le cap !

  • Anatomiquement, la marche dépend du système nerveux qui commande les jambes. Pour fonctionner parfaitement, les muscles doivent être gainés de « myéline ». Cette substance se forme dès les débuts de la vie dans la moelle épinière, mais elle ne descend que progressivement sur les muscles, pour être en place vers un an. Il faudra plusieurs semaines à bébé pour parvenir à se situer dans l’espace et à garder son équilibre.
  • Vers 6 mois, tous les bébés s’assoient, ensuite, chaque bébé trouve la méthode qui lui convient le mieux.
  • Vers 7-8 mois, certains bébés rampent puis découvrent le quatre-pattes ou même la propulsion sur les fesses. D’autres, plus nombreux, ne passent pas par cette étape, surtout si vous les couchez plutôt sur le dos. En effet, cette position, préconisée pour éviter les risques d’étouffement, n’encourage pas vraiment bébé à ramper et à marcher à quatre-pattes. Pas d’inquiétude s’il saute cette étape ! Il passera directement de la position assise à la position debout !
  • Vers 1 an, bébé maîtrise de mieux en mieux ses frontières corporelles, se meut plus facilement, avec des gestes plus contrôlés. Certains bébés commencent à marcher en se tenant aux meubles ou en tenant la main de leurs parents. Ils expérimentent alors les douloureuses lois de la gravité!
  • Les signes qui ne trompent pas : on l’appelle la « danse des petons », bébé se met sur la pointe des pieds, puis se stabilise sur les talons en relevant les orteils… Enfin, il réussit à se mettre debout seul sans appui. En revanche, si tenu sous les aisselles, il continue à remonter ses jambes sans chercher à poser les pieds par terre c’est qu’il a d’autres priorités, comme parler par exemple. Un bébé ne faisant jamais deux choses à la fois, il vous faudra donc patienter.

La diversification alimentaire

  • Quand faut-il introduire la diversification alimentaire ?

L’introduction d’aliments nouveaux autre que le lait n’est pas indispensable avant l’âge de 6 mois. Le lait peut tout à fait rester l’aliment exclusif jusqu’à 6 mois et plus parfois. De plus en plus de pédiatres retardent l’introduction d’aliments solides dans l’alimentation du bébé à l’âge de 6 mois.
Actuellement il est conseillé de commencer l’introduction des légumes et fruits cuits vers 5-6 mois, les laitages vers 6 mois, la viande vers 7-8 mois, le poisson vers 11-12 mois et les œufs après 1 an (commencer par le jaune), d’autant plus si l’un voire les deux parents sont allergiques.

  • À quoi sert la diversification alimentaire ?

L’alimentation diversifiée apporte des bases saines à votre bébé pour son alimentation future. Elle va également contribuer au développement général de l’enfant en lui permettant de développer ses capacités sensorielles (goût, odeur, consistance) et psychomotrices (mâcher, boire, tenir une cuillère).

  • Comment s’y prendre pour introduire de nouveaux aliments ?

L’introduction de nouveaux aliments sera souple et progressive. Si vous sentez que votre enfant à 6 mois ou plus n’est pas prêt, ne le forcez pas. Recommencez quelques jours plus tard en lui proposant un autre aliment, et toujours un par un. Jusqu’à 1 an, le lait reste l’aliment essentiel, au minimum 500 ml par jour (200 ml au petit-déjeuner et au goûter et 100 ml le soir).
Un conseil pour le nombre de repas : à la naissance, optez pour 6 biberons. Vers 3 mois révolus, passez à 5, puis vers 4-5 mois révolus, passez à 4 repas.
Quant à la texture, nous vous recommandons d’opter pour une texture liquide jusqu’à 5-6 mois. À partir de cet âge, s’il consomme des aliments, il est possible d’en introduire de nouveaux soit dans le biberon soit directement à la cuillère (texture lisse). Dans les deux cas, faites-le très progressivement, aliment par aliment pour vérifier l’absence d’apparition d’allergie.
Vers 8 mois, certains refusent le biberon. Vous pouvez remplacer au déjeuner et au goûter le biberon par des laitages (2ème âge). Gardez longtemps la texture lisse et mixée. Les petits morceaux seront introduits dès l’apparition des molaires de lait.

  • Dans quel ordre faut-il introduire les aliments ?

N’oubliez pas que chaque enfant évolue à son propre rythme. Accompagnez-le tout en douceur dans sa découverte des goûts. Voici quelques exemples pour vous guider :

  • Vers 4 mois, vous pourrez commencer par épaissir ses biberons en y introduisant une à deux cuillères de céréales infantiles ou vanillées. Avant l’âge de 7 mois, pour limiter le risque de déclenchement d’allergies alimentaires, surtout chez les enfants ayant une prédisposition familiale aux allergies, évitez les céréales et les farines à base de gluten.
  • Vers 5-6 mois, vous pourrez ensuite lui faire goûter des légumes au goût peu prononcé (ex : les carottes, les haricots, les courgettes). Introduisez d’abord les légumes, puis progressivement les fruits cuits. Pour éduquer son goût, proposez-lui un seul parfum à la fois : purée de haricots verts plutôt que purée aux 5 légumes. Mieux vaut éviter de débuter son apprentissage par le chou, les navets, les tomates, ainsi que les fruits exotiques (kiwis, ananas…) dû aux risques d’allergie liés à ces aliments.
  • À partir de 6 mois révolus, votre bébé pourra commencer à manger à l’un des deux repas des laitages:  fromages blancs, petits suisses natures ou yaourts.
  • Vers 7-8 mois, vous pourrez introduire la viande par les volailles (poulet, dinde). Le poisson sera introduit plus tard en commençant par le cabillaud, le colin, la limande, la sole. Il faut éviter les poissons allergisants comme le turbo, pas de crustacé ni de crevette avant 1 an.
  • A partir de 10 mois, il devrait apprécier le pain.
  • C’est seulement à partir de 10-11 mois que vous introduirez le riz, les pâtes fines, les fruits crus écrasés ou râpés. L’œuf pourra être introduit vers 1 an en commençant par le jaune.
  • Entre 12 mois et 15 mois, l’alimentation se rapproche de celle des parents. Votre bébé a toujours des besoins spécifiques (le lait en particulier), mais les premiers mouvements de mastication apparaissent. Il découvre ses premiers biscuits, ses premiers vrais féculents (petites pâtes alphabets, riz non mixé…) et le chocolat !

Astuces pour faciliter les premiers pas

N’hésitez pas à encourager et à guider votre enfant : en l'encourageant et en le félicitant sur ses progrès il prendra confiance en lui, ce qui lui sera très précieux pour persévérer. C’est le moment de penser à sécuriser votre maison si cela n’est pas déjà fait : coins de tables, fermeture des placards, stabilité des bibliothèques.
Tournez vers l’intérieur les poignées des casseroles, mettez des caches aux prises électriques, et pensez à installer une barrière de sécurité en haut des escaliers. Attention aux fils de lampes et aux rideaux.
Après avoir minimisé les risques, vous pourrez satisfaire les désirs d’exploration de votre bébé. Mettez-vous à la hauteur de votre enfant pour déceler les risques que peut rencontrer votre enfant. Laissez votre bébé aller à son rythme, cela ne sert à rien de le brusquer, bébé a juste besoin d’être entouré et rassuré.

Donnez-lui les outils nécessaires : certains objets connus peuvent s’avérer un soutien utile pour bébé, comme son biberon ou son doudou, qu’il peut tenir dans sa main sans que cela ne le gêne et se sentir ainsi rassuré.
Les porteurs, chariots peuvent aider bébé à développer sa motricité en fortifiant les muscles de ses jambes, en l’aidant à trouver l’équilibre et les bons mouvements.
Organisez de petits parcours avec des chaises pour le soutenir et des jouets pour l’attirer. Bébé se lancera sans même s’en rendre compte !

Voyager avec bébé en avion

Au moment du décollage et à l’atterrissage, faites boire bébé, ce qui lui permettra de déglutir et de ne pas avoir mal aux oreilles à cause du changement de pression.

  • Pendant le voyage, faites-le boire également. Vous lui éviterez ainsi une déshydratation liée à l’atmosphère pressurisée et sèche qui règne dans la cabine.
  • Avant votre départ, prévenez la compagnie aérienne, car un lit d’appoint peut lui être réservé.
  • Ne vous laissez pas surprendre par les retards ou les annulations de vol. Prévoyez suffisamment de couches, biberons de lait, en cas d’attente imprévue à l’aéroport.
  • Pensez à prendre une petite laine pour bébé, car la climatisation est importante dans la cabine de l'avion.

Voyager avec bébé en voiture

Avant d’emprunter le chemin des vacances :

  • Vérifiez l’assurance voiture et l’assurance rapatriement.
  • Faites des pauses toutes les deux heures.
  • N’oubliez pas l’équipement de base : biberons, couches, vêtements de rechange, lait, eau minérale, lingettes, chauffe-biberon si besoin, que vous pouvez brancher sur l’allume-cigares, petits pots, biscuits, doudous et jouets préférés.
  • Ne lésinez pas sur la qualité du siège auto.
  • Lorsque vous chargez la voiture, veillez à ce qu’il n’y ait pas de bagages mal rangés et d’objets lourds sur la plage arrière qui pourraient blesser votre enfant en cas d’accrochage.
  • Prévoyez une bonne ventilation, l’arrière de la voiture peut vite se transformer en étuve.
  • Protégez les fenêtres d’un linge clair ou fixez des pare-soleil et faites boire régulièrement bébé.